Qu’est-ce que le syndrome métabolique ou le syndrome X ?
Le syndrome métabolique est un ensemble de facteurs de risque qui augmentent les chances d’une personne de développer des maladies graves à l’avenir. Le syndrome métabolique fait doubler les chances de développer une maladie cardiovasculaire tout en augmentant le risque de diabète, de stéatose hépatique et de plusieurs types de cancers (1)(2).
Le diagnostic nécessite d’avoir trois ou plus des symptômes suivants : (3):
- Une glycémie à jeun élevée : ≥100 mg/dl (ou être sous traitement médicamenteux pour l’hyperglycémie)
- Pression artérielle élevée ≥130/85 mmHg (ou être sous traitement médicamenteux pour l’hypertension)
- Des niveaux de triglycérides élevés : Triglycérides ≥150 mg/dl (ou être sous traitement médicamenteux pour l’hypertriglycéridémie)
- Faibles niveaux de lipoprotéines de haute densité (HDL) : < 40 mg/dl chez les hommes ou < 50 mg/dl chez les femmes (ou être sous traitement médicamenteux pour HDL-C réduit)
- Tour de taille élevé : ≥102 cm (40 pouces) chez les hommes ≥88 cm (35 pouces) chez les femmes ; pour les américains d’origine asiatique, ≥90 cm (35 pouces) chez les hommes ou ≥80 cm (32 pouces) chez les femmes
Lorsqu’un patient présente ces risques conjoints, ses chances de développer de futurs problèmes cardiovasculaires sont plus importants que si un seul de ces facteurs se manifestait seul.
Quelles sont les causes du syndrome métabolique ?
L’inflammation
Les inflammations de faible intensité ont été associées à la cause de nombreux troubles de santé sérieux comme (4):
- Diabète
- Maladies coronariennes
- AVC
- Dépression
- Accouchement spontané avant le terme
Mais également à des troubles plus communs et répandus (5) :
- Syndrome de l’intestin perméable
- Déficience cognitive
- Fatigue
- Troubles du sommeil
- Douleur
Le corps peut développer une inflammation de faible intensité de diverses manières. Le mode de vie occidental, caractérisé par le manque d’exercice et une alimentation riche en aliments transformés, est le principal responsable (6). Ces habitudes induisent de l’obésité, une pression artérielle élevée, une augmentation des triglycérides, de la résistance à l’insuline et une glycémie élevée ; l’ensemble des symptômes qui constituent le syndrome métabolique. L’obésité favorise l’inflammation via l’activation chronique du système immunitaire (7).

L’exercice fait augmenter le muscle squelettique qui agit comme un organe endocrinien en augmentant le métabolisme de ces tissus et en modifiant le système immunitaire. Les patients sédentaires qui s’étaient engagés dans un programme d’exercice d’aérobie sur 20 semaines ont vu une réduction de leur protéine C-réactive, un marqueur commun d’inflammation (8).
Manger des aliments transformés et raffinés provoque des inflammations. Voici une liste d’aliments inflammatoires ou raffinés que l’on trouve couramment dans le régime occidental :
- Sucre – sucre granulé, blanc, brun, sirop de maïs à haute teneur en fructose
- Graisses saturées – fromage, viandes rouges, produits laitiers entiers
- Graisses trans – restauration rapide, aliments frits, friandises industrielles : cookies, donuts, margarine
- Acides gras oméga-6 – huile de maïs, huile de carthame, huile de canola, huile de pépins de raisins, soja, arachides[PD1] , huiles végétales, mayonnaise, vinaigrette achetée en magasin
- Glucides raffinés – à base de farine blanche, riz blanc, pommes de terre blanches, céréales de petit-déjeuner
- Alcool
- GMS
- Gluten – c’est la protéine que l’on trouve dans de nombreuses céréales comme le blé, l’orge et l’épeautre
- Caséine – la protéine que l’on trouve dans le lactosérum
- Aspartame
- OGM – aliments génétiquement modifiés ayant subi une modification de leur structure organique à des fins de production ou de profit. Ils contiennent des structures génétiques que nos corps n’ont jamais rencontrées auparavant et ne peuvent pas métaboliser correctement. Les aliments non-métabolisés stagnent dans nos intestins et sont ensuite fermentés par les bactéries ce qui provoque une dysbiose bactérienne.
Consommer ces aliments conduit à une inflammation chronique des intestins, ce qui affecte les jonctions serrées qui sont entre les cellules et les fait se séparer. Lorsque cela se produit, de petites particules d’aliments s’échappent dans les tissus et cela active le système immunitaire. Les particules alimentaires dans nos tissus ressemblent à une invasion par des corps étrangers pour notre système immunitaire qui va réagir pour nous protéger. Malheureusement, le système immunitaire n’oublie pas, et à moins de traiter la perméabilité de notre intestin, notre corps développe une réaction allergique constante à ces aliments courants.
Comment remédier au syndrome métabolique ?
Se détoxifier et faire des changements dans son mode de vie permet de faire régresser le syndrome métabolique. Le traitement implique de perdre du poids, manger des aliments bons pour le cœur, contrôler sa glycémie, son cholestérol et sa pression artérielle par l’alimentation, de l’exercice et des suppléments.
Les principes du traitement sont :
1. Arrêter l’inflammation de faible intensité
2. Perdre du poids
3. Faire baisser les triglycérides
4. Augmenter le HDL
5 Réduire la glycémie / améliorer la sensibilité à l’insuline
Arrêter l’inflammation de faible intensité
La première mesure à prendre pour réduire une inflammation de faible intensité consiste à éliminer tous les aliments transformés et raffinés listés plus haut. Un régime anti-inflammatoire est constitué d’aliments frais et bio : fruits et légumes, noix, graines, herbes et graisses saines.
Les aliments de couleur vive contiennent des flavonoïdes qui sont des antioxydants très puissants. Ils luttent contre les radicaux libres, lesquels sont néfastes pour les tissus et les vaisseaux sanguins, ce qui permet de réduire les inflammations. On trouve des antioxydants dans des aliments de couleur vive comme les baies, les raisins rouges, les pommes, les agrumes, le chou frisé, le brocoli, le potiron, le persil, le thym, l’origan, le céleri, le thé vert et les poivrons (9).
Il est également important de remédier à une perméabilité des intestins pour réduire une inflammation de faible intensité. Les allergies alimentaires peuvent être diagnostiquées en utilisant un protocole d’élimination / de réintroduction des aliments ou un test sanguin. Le protocole d’élimination / de réintroduction des aliments nécessite d’éliminer les aliments allergisants pendant 3-6 mois, tout en ajoutant des probiotiques, de la L-glutamine et de l’huile de poisson pour aider les intestins à se rétablir. Une fois que les symptômes des allergies alimentaires ont diminué, les aliments sont réintroduits un par un, afin d’observer la réaction et de déterminer quels sont les aliments allergisants. Sinon, il est possible de réaliser des tests d’allergies alimentaires IgG / IgE en laboratoire en mesurant les différentes réponses immunitaire pour des aliments variés.
Le resvératrol, que l’on trouve dans la peau du raisin, a démontré son efficacité pour diminuer une inflammation de faible intensité mais aussi réduire la perte osseuse qui lui est associée (10)(11). De nombreuses études montrent également que les oméga-3 présents dans l’huile de poisson et de lin ont la capacité de réduire les inflammations, les incidents cardiaques, d’améliorer les colites ulcéreuses, les arthrites auto-immunes et de réduire les tumeurs (12) (13).

Les exercices, comme mentionné plus tôt, aident à réduire les inflammations dans le corps en améliorant le métabolisme dans les tissus. Sans oublier que c’est bon le moral !
Faire baisser la pression artérielle
L’alimentation suffit souvent à faire baisser la pression artérielle. La première mesure à prendre pour réduire naturellement sa pression artérielle consiste à arrêter de consommer du sel. Veillez également à éliminer les aliments transformés à forte teneur en sodium.
Des suppléments nutritionnels peuvent aider à réduire la pression artérielle. L’arginine est un acide aminé qui réduit la pression artérielle en augmentant la production d’oxyde nitrique.
L’exercice réduit la pression artérielle en renforçant le cœur et le rendant plus efficace. S’exercer modérément en faisant 30 minutes de marche quotidienne permet de réduire la tension artérielle systolique de 4-9 points (14). Les exercices doivent être effectués régulièrement pendant une durée de 1-3 mois pour produire des effets. L’exercice peut réduire le stress, qui indique une pression artérielle élevée parce qu’il libère de l’énergie refoulée résultant de situations ou de circonstances émotionnelles très intenses (15).
La gestion du stress commence par une évaluation de son quotidien et l’identification de ses facteurs de stress. Il est essentiel d’appliquer des mécanismes d’adaptation positifs à chacun de ces facteurs de stress. Qu’il s’agisse d’éliminer un mécanisme de pensée, une circonstance ou une relation de votre vie, la gestion du stress est un facteur important pour réduire la pression artérielle. Restructurer la manière dont vous interprétez les situations et les actes des autres est un moyen formidable de reprendre le contrôle de vos pensées qui sont, dans l’essentiel, à l’origine du stress et de la souffrance auxquels les gens sont confrontés dans le monde occidental.
Pour perdre du poids, il faut commencer par éliminer les aliments qui ne fournissent aucun apport nutritionnel, puis incorporer des aliments sains tels que ceux listés ci-dessus. La perte de poids combinée à de l’exercice permet de réduire la pression artérielle encore plus efficacement que l’exercice seul (14). D’autres manières efficaces de perdre du poids incluent le jeûne à l’eau et au jus combiné avec une éducation nutritionnelle afin de ne pas reprendre du poids à la fin du traitement. Un grand nombre des toxines environnementales que nous stockons sont liposolubles. Quand nous décomposons ce tissu, les toxines sont mobilisées et doivent être excrétées. Une alimentation riche en fibres peut faciliter la liaison des toxines pour l’élimination. Les saunas infrarouges et le brossage cutané aident à détoxifier le corps pendant la mobilisation des toxines. Après un sauna, n’oubliez pas de frotter votre peau pour éliminer les toxines de la surface de la peau.

Augmenter le HDL + Réduire les triglycérides
Toutes les graisses ne se valent pas. L’alimentation occidentale regorge d’huiles oméga-6 que l’on trouve dans les aliments frits et transformés. Dans l’idéal, notre alimentation devrait être basée sur un ratio d’acides gras oméga-6 – oméga-3 de 1:1. Les études montrent que ce ratio se situe entre 10:1 et 25:1. Les acides gras oméga-3 sont un nutriment important pour le corps. Ils réduisent le cholestérol, les inflammations, préviennent les maladies cardiaques, améliorent les troubles auto-immuns ainsi que le syndrome du côlon irritable et renforcent la cognition. Les plus fortes concentrations d’oméga-3 se trouvent dans les huiles de poissons. Il est préférable d’avoir un ratio EPA – DHA de 3:1. Les études montrent qu’il faut 4 g d’huile de poisson pour réduire les taux de cholestérol (triglycérides et LDL). On peut trouver de bonnes graisses nutritionnelles dans les avocats, l’huile de noix de coco, l’huile de lin et les noix issus de l’agriculture biologique.
Les vitamines B réduisent le cholestérol, en particulier la B3, également appelée niacine. La niacine a des propriétés purgatrices, ce qui est utile pour réduire le cholestérol. Elle doit être prise en forte dose, au minimum 500 mg. Le dosage peut être augmenté jusqu’à 3 g. La niacine peut réduire les triglycérides et augmenter le HDL. La pantéthine ou la vitamine B5 fait diminuer les niveaux de cholestérol total et HDL lorsqu’elle est prise de manière constante pendant une durée de 16 semaines.
La vitamine E est composée de 2 groupes différents : les tocophérols et le tocotriénols.