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La glycine – Mieux dormir


La glycine et le sommeil
By: Tamara Eriksen, ND


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Glycine and Sleep




La glycine et le sommeil

Dormir peut être une affaire difficile ! Ceux qui connaissent un sommeil sain et régulier pensent qu’il s’agit du plus simple des phénomènes physiologiques. Pourtant, près de 30% de la population souffre d’insomnie (1), ce qui a des conséquences réelles et importantes sur la santé, en plus d’affecter la qualité de la vie. Même les perturbations de courte durée du sommeil sont associées à des problèmes métaboliques, à l’insensibilité à l’insuline, à une mauvaise régulation glycémique, à l’augmentation de l’indice de masse corporelle (IMC), de la douleur et des inflammations, et même à une plus forte mortalité (2). Quant aux perturbations pathologiques du sommeil, elles peuvent caractériser des troubles psychiatriques (3) et neurodégénératifs (4), ou y contribuer.

Si vous faites partie des milliers de personnes qui souffrent de troubles du sommeil, vous devez savoir que la science moderne comprend encore mal les relations complexes qui existent entre alimentation, hydratation, santé émotionnelle et spirituelle, facteurs environnementaux et chimie cérébrale, en rapport avec le sommeil. La recherche scientifique porte aujourd’hui une attention considérable à ce domaine, et les découvertes y ont des conséquences de grande portée. L’importance de la glycine pour la régulation du sommeil en est un bon exemple.

La glycine est un petit acide aminé non-essentiel, plutôt bien réparti dans nos tissus musculaires et notre peau, qui joue un important rôle de régulation et de soutien de nombreux processus cruciaux. Longtemps considérée comme biologiquement inerte, son utilisation comme placebo dans une étude portant sur l’activité cérébrale d’autres acides aminés a conduit à des découvertes inattendues sur les effets de la glycine sur la qualité et les types de sommeil chez l’homme (5).

La glycine est soumise à une diffusion passive au travers de la barrière hémato-encéphalique, et agit principalement sur les récepteurs de l’acide N-méthyl-D-aspartique (NMDA) (5). On suppose que son action sur les récepteurs NMDA est responsable de l’inhibition de l’activité musculaire pendant le sommeil paradoxal (6) et de la réduction de la température corporelle pour faciliter le sommeil (7,8,9). L’absorption de glycine par voie orale augmente aussi le taux de sérotonine, sans augmenter celui de dopamine (5), permettant de réguler le rythme circadien.

En plus de favoriser effectivement la physiologie du sommeil (9), la supplémentation orale en glycine soulage les symptômes subjectifs du manque de sommeil (11). Lors des tests, les sujets font part d’un sommeil plus satisfaisant ainsi que d’une diminution des somnolences diurnes et des déficiences cognitives (2,11).

Une pincée de poudre de glycine sous la langue permet une atténuation immédiate du « tourbillon de pensées » et autres ruminations dont se plaignent souvent les patients insomniaques et qui jouent un rôle dans la difficulté à s’endormir (11). De fait, l’absorption de poudre de glycine au coucher soulage tous les symptômes subjectifs du manque de sommeil, depuis l’asthénie matinale jusqu’à la fatigue oculaire, aux sensations de malaise et aux difficultés de concentration, tout en améliorant la capacité mnémonique (12,13).

L’utilisation continue en complément oral de cet acide aminé naturellement doux ne présente pas de risque. À dose raisonnable, la supplémentation en glycine aide à réguler le sommeil pour rétablir les innombrables bienfaits d’un sommeil paisible et réparateur.


Glycine and Mental Health
Glycine et santé psychique

La glycine, le plus petit et le plus simple des acides aminés, était naguère vue comme un composant inerte, sans effets physiologiques (6). Mais les recherches de ces dernières années ont montré que cette petite molécule était une vraie pile électrique ! Nous avons déjà parlé de l’impact de la glycine sur la régulation du sommeil grâce à son action sur les récepteurs NMDA (14,15,16,17). Le même mécanisme permet à la supplémentation orale en glycine de participer à la régulation de la neurochimie des addictions et à la prévention des rechutes.

La glycine a une importance cruciale pour réguler la consommation d’éthanol (alcool) (15). On a pu démontrer qu’une plus forte concentration de glycine dans les signaux échangés entre neurones permettait de réduire la consommation alcoolique (15) et d’inhiber la dépendance à la cocaïne et aux amphétamines (16,17). Le mécanisme expliquant ces propriétés est encore mal compris, mais les données suggèrent qu’un taux élevé de glycine atténue les effets des amphétamines sur le cerveau (16).

Jusqu’à présent, la médecine s’est principalement intéressée aux effets de la glycine sur les drogues, dans le but de traiter et de contrôler la physiologie des addictions. Le fait qu’elle permet à la fois d’atténuer les effets de drogues comme l’alcool, la cocaïne et les amphétamines, et de diminuer la tendance à consommer ces substances, est extrêmement stimulant. Tellement stimulant, en fait, que toute une série de produits pharmaceutiques sont aujourd’hui à l’étude pour moduler l’assimilation de la glycine dans le but d’augmenter la quantité de glycine dans le cerveau pour des applications thérapeutiques (18). Les essais sur l’homme n’ont pas encore apporté leurs résultats pour la plupart de ces médicaments, mais nous savons qu’une simple supplémentation orale en glycine aura les mêmes effets ! (3)

Il est possible d’utiliser la glycine orale pour diminuer le besoin de consommer des drogues et de l’alcool (que ce soit chez les toxicomanes ou chez les usagers occasionnels) (19), et pour atténuer les effets quand la substance est absorbée. Mais la glycine ne se limite pas à cela ! La supplémentation orale en glycine aide à améliorer la pratique comportementale permettant de surmonter la dépendance et de prévenir les rechutes (préparation à l’arrêt complet) (16,20,21). On ne sait pas exactement si cette amélioration est liée à celle de la mémorisation, qui permettrait aux toxicomanes en voie de guérison de se rappeler et d’utiliser des techniques cognitives comportementales (22). Ce que l’on sait, en revanche, c’est que la hausse du taux de glycine dans le cerveau correspond à une amélioration de l’attention, de la mémoire, de la réactivité, et de la mémorisation émotionnelle et d’apprentissage (23). Tous ces facteurs étant affectés par l’addiction, un protocole de traitement dont « l’effet secondaire » est de favoriser la régulation du comportement offre de larges perspectives.

L’utilisation thérapeutique de la glycine pour le traitement des addictions va encore plus loin. Il est prouvé qu’une supplémentation en glycine permet de réduire la toxicité hépatique de la consommation chronique d’alcool, et d’accélérer la guérison des lésions hépatiques dues à l’alcool (24).

Les risques liés à la supplémentation orale en glycine, même à des doses thérapeutiques, sont négligeables. Pour bien des raisons, et dans bien des applications, ce petit acide aminé bouscule donc les protocoles de soins en matière de dépendances.


Brain Health
La santé cérébrale

Le nombre croissant de preuves de l’impact du taux de glycine dans le cerveau ne se limite pas à ses effets sur le sommeil et l’addiction, aussi stimulants que soient ces effets pour leurs implications thérapeutiques et les progrès possibles sur la qualité de vie. Bon nombre d’études s’intéressent aussi aux effets de la supplémentation orale en glycine dans le traitement pharmaceutique de la schizophrénie (25). Depuis la fin des années 80, on sait que les thérapies utilisant la glycine sont utiles contre les symptômes de la schizophrénie tels que la dépression et la perte de maîtrise et de flexibilité psychiques (26). Les récents essais en double aveugle contrôlés par placebo aboutissent systématiquement à la conclusion qu’ajouter de la glycine aux protocoles pharmaceutiques soulage notablement les symptômes négatifs et les troubles cognitifs, et pourrait même soulager les symptômes psychotiques dans certains cas (27,28,29,30).

Les symptômes négatifs (déficitaires) de la schizophrénie ayant souvent un impact plus fort sur la perception de la réalité et sur la maladie que les symptômes positifs (excédentaires), comme la psychose, le fait que la supplémentation en glycine puisse soulager ces symptômes dévastateurs est très important. De plus, ces effets sur l’apprentissage et la récupération de la mémoire pourraient aussi bénéficier, au-delà de leurs applications sur la santé psychique et les addictions, aux personnes en bonne santé (31).

Les entreprises pharmaceutiques développant des substances mimant l’impact de la supplémentation orale en glycine, il y a un renouveau de l’intérêt pour son action sur la pathologie schizophrénique. La théorie actuelle est que la déficience du système récepteur NMDA (stimulé par la glycine) pourrait être à l’origine de la pathogenèse schizophrénique (32,33).

Ce nouvel aperçu des effets de la glycine sur le cerveau déborde sur d’autres affections psychiatriques, troubles de l’humeur et troubles cognitifs, depuis la psychose et la dépression jusqu’aux maladies neurodégénératives telles que la maladie de Huntington et la maladie d’Alzheimer (32). Cette direction de recherches a entraîné une meilleure compréhension de la façon dont la glycine par voie orale pourrait même être bénéfique dans le traitement et le suivi des traumatismes crâniens et des accidents vasculaires cérébraux (AVC) (33,34,35).

L’examen la régulation des récepteurs NMDA et de l’équilibre des acides aminés a conduit à des implications possibles concernant les TDAH et l’autisme (34), et à une meilleure compréhension de la neurochimie du stress post-traumatique et de la maladie de Parkinson (35). Les implications sont profondes et de grande portée. Alors que quelques études dans ce domaine se concentrent directement sur la supplémentation en glycine, beaucoup sont dirigées vers l’intérêt pharmaceutique pour l’inhibition des récepteurs NMDA. La supplémentation orale en glycine peut jouer efficacement le même rôle (5). Pourtant, alors que la fiabilité des produits pharmaceutiques commence à peine à être étudiée, celle de la supplémentation orale en glycine est déjà bien établie pour les doses thérapeutiques.

À mesure que la science médicale explorera les effets thérapeutiques de la supplémentation en glycine, nous verrons s’allonger la liste des bienfaits procurés par l’intégration de cet acide aminé peu coûteux à de nombreux protocoles thérapeutiques.


Somatic Effects and Dosing
Effets somatiques et posologie

En plus des applications psychiatriques et neurochimiques de la supplémentation en glycine, de récentes études nous amènent à prendre en considération l’effet énergétique de cet acide aminé pour des applications somatiques. Nous avons déjà mentionné les propriétés hépato-protectrices de la glycine dans un contexte d’abus aigu ou chronique d’alcool (36). Nous avons également évoqué ses effets sur les traumatismes crâniens et les AVC (37,38). Tout cela démontre les bienfaits supplémentaires, non psychiatriques, de la glycine sur les autres tissus organiques.

L’ischémie (rupture d’alimentation sanguine) est une cause majeure de décès en cas de traumatisme, d’opération et de transplantation d’organe. La glycine réduit significativement les lésions et pertes tissulaires dans ces contextes, bien que le mécanisme ne soit pas bien compris. Ce qui est sûr, c’est que la glycine a des effets protecteurs directs sur les cellules (39). Elle les protège contre les conséquences de la réaction inflammatoire, déclenchée par le retour du flux sanguin dans les zones ischémiques (traumatisme ischémique de reperfusion) (39,40). Ces effets protecteurs de la cellule et anti-inflammatoires ne se limitent pas aux traumatismes tissulaires dus à l’ischémie. En réalité, les propriétés anti-inflammatoires de la glycine ont été appliquées à la prévention et au traitement d’autres maladies inflammatoires.

L’inflammation est le mécanisme à la base de l’arthrite. Les études animales indiquent que la supplémentation orale en glycine peut atténuer le processus inflammatoire (5). L’examen mécanique suggère que ces propriétés ont également de multiples applications thérapeutiques possibles chez l’homme (41,42). Des affections comme la rectocolite hémorragique (43), la douleur inflammatoire (44), la perte musculaire due au cancer (45), et même les facteurs inflammatoires de l’obésité (46,47,48) sont soulagées par la supplémentation en glycine.

Malgré les nombreuses données scientifiques appuyant l’utilisation thérapeutique de la supplémentation en glycine, il faut noter qu’aucune posologie précise n’est clairement établie pour la plupart de ses applications. Le tableau 1 reflète les dosages habituels.

Tableau 1. Posologie de la glycine en prise orale
Indication Posologie Commentaire
Sommeil 3 g par jour, au coucher Aide à réguler l’architecture du sommeil. Soulage les symptômes diurnes du manque de sommeil. Atténue le flux de pensées qui retarde l’endormissement.
Schizophrénie de 15 à 60 mg par jour Soulage les symptômes négatifs tels que la dépression et la déficience cognitive.
Fait partie du protocole de polypharmacie. À n’utiliser que sous le contrôle d’un professionnel qualifié.
Traitement de la dépendance à la cocaïne 2 à 12 g par jour Aide à la régulation neurochimique pour réduire le besoin de drogue (effet à court terme).
Améliore la mémorisation et la réponse de la pratique comportementale cognitive à la sortie de la dépendance.

La fiabilité de la supplémentation en glycine a été clairement établie. Les chirurgiens utilisent habituellement une solution d’irrigation à la glycine lors des opérations, délivrant des doses assez fortes de glycine sans effets secondaires. Des essais cliniques ont étudié de façon approfondie la supplémentation orale en glycine chez l’homme, établissant qu’une supplémentation à long terme à des doses de 31 g/jour (48) et 50 g/jour (5), n’entraînait aucun effet secondaire. Une étude à court terme utilisant une dose de 200 mg/kg/j de glycine IV n’a pas non plus montré d’effets secondaires (5). Bien que de nouvelles études soient nécessaires pour comprendre pleinement l’étendue et le potentiel de la glycine thérapeutique, la masse croissante de preuves est sans aucun doute un élément stimulant.

Références

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