
Depuis des siècles, nous faisons la cueillette de champignons et nous les ajoutons dans des soupes et des ragouts, en raison de leur composition nutritionnelle. Pour des organismes aussi simples, les champignons sont bien plus intelligents que nous le pensons. Le mycélium se répand sur des terrains variés, se nourrit de matières végétales, et aboutit à la formation d’un corps fructifère composé de protéines, de fibres, de lipides, et de polysaccarides englobés dans de la chitine [1]. Leur diversité de structures et leur capacité à proliférer dans des climats variés démontrent leur résilience et leur richesse. Il n’est donc pas étonnant que ces atouts se traduisent par un superaliment pour le corps humain.
On retrouve une grande variété de champignons et de préparations sur les étagères des épiceries, reconnues pour leurs propriétés immunomodulatrices et antiinflammatoires. Le potentiel médicinal des champignons semble illimité : chaque espèce révèle de nouveaux composés, tandis que les avancées technologiques permettent d’en extraire des doses puissantes et précises.
Vue d’ensemble du système immunitaire
Le système immunitaire comprend deux grandes branches : l’immunité innée et l’immunité adaptative. L’immunité innée constitue la première ligne de défense de l’organisme. Elle fait appel aux cellules tueuses naturelles (NK) et aux phagocytes, qui interviennent rapidement pour reconnaitre et éliminer les agents pathogènes.
Quand un pathogène inconnu est introduit dans le corps, c’est l’immunité innée qui se charge de neutraliser la menace. Si celle-ci persiste, l’immunité adaptative prend le relais. Les lymphocytes B et T reconnaissent alors spécifiquement l’agent en cause, déclenchent une réponse ciblée, et conservent en mémoire sa signature moléculaire. Cette mémoire permet une réaction plus rapide et plus efficace lors d’une exposition ultérieure.
Les composants actifs
Les polysaccarides immunomodulateurs (PSI)
Les champignons médicinaux sont principalement connus pour leur forte teneur en polysaccarides. Les polysaccarides sont des glucides à longue chaine et hydrosolubles, comme les chitines, les hémicelluloses, et les hétéroglycanes [2]. Les polysaccarides les plus étudiés dans les champignons sont les β‑(1→3)‑glucanes et les β‑(1→6)‑glucanes. Le nombre fait référence à l’emplacement des liaisons glycosidiques. Cette structure permet aux polysaccarides de former une structure hélicoïdale, un peu comme l’ADN. Bien que les β‑(1→3)‑glucanes et les β‑(1→6)‑glucanes n’interagissent pas directement avec le système immunitaire, ils sont considérés comme des modificateurs de la réponse biologique (MRB) ou comme des polysaccarides immunomodulateurs (PSI) parce qu’ils stimulent indirectement l’activité des macrophages, des cellules NK, et des cytokines. Les PSI présentent également des propriétés antioxydantes et des capacités de neutralisation sur les radicaux libres.
Alors que de nouvelles espèces de champignons médicinaux sont actuellement étudiées, davantage de polysaccarides immunomodulateurs (PSI) présentant des liaisons glycosidiques variées selon leur stade de maturité révèlent des propriétés immunomodulatrices différentes. Par exemple, le polysaccaride Hericium erinaceus (PHE), un polymère β‑ᴅ‑glucane avec un squelette de type →3,6)‑β‑ᴅ‑Glcp‑(1→ extrait du corps fructifère à un stade de maturité avancé, présente une structure en triple hélice, reconnue pour sa modulation progressive et équilibrée du système immunitaire. Sa forme hydrolysée enzymatiquement (PHEE) démontre quant à elle une activité accrue de stimulation des macrophages [3], [4].
Les composés phénoliques (flavonoïdes)
Les composés phénoliques sont responsables de l’activité antioxydante des flavonoïdes. Il existe plus de 6 000 acides phénoliques. Leur structure biochimique comprend un anneau aromatique et un ou plusieurs groupes hydroxyles qui neutralisent les radicaux libres ou induisent une chélation des composés métalliques [5], [6]. De l’acide gallique, des catéchines, et de la phénylalanine ont été isolés dans la plupart des champignons médicinaux [7].
Les terpénoïdes
Les terpénoïdes sont des composés solubles dans l’alcool et constitués d’unités d’isoprène liées. La gamme de consistance de ces composés s’étend des huiles essentielles jusqu’à des substances visqueuses, en fonction de leur taille (c’est-à-dire le nombre d’unités d’isoprène) [8]. Dans les champignons médicinaux, ce sont de puissants antiinflammatoires, antimicrobiens, antiviraux, et antioxydants.
De tous les champignons médicinaux, Ganoderma lucidum est celui qui contient le plus grand nombre de terpénoïdes identifiés, chacun ayant des effets spécifiques [9]. Ils sont hépatoprotecteurs, antitumorigènes, antiviraux, et hypotenseurs [10].
Préparations (aliments, tisanes, et extraits)

Les champignons médicinaux peuvent se présenter sous la forme d’un corps fructifère entier (hydraté, déshydraté, ou en poudre), d’extraits du corps fructifère, ou d’une combinaison des deux. En médecine traditionnelle, ils ont été reconstitués et utilisés dans des soupes ou des ragouts. En tant qu’aliments, ils fournissent des fibres, des vitamines, des minéraux, et quelques acides aminés. En décoction ou en tisane, tous les composants s’unissent pour produire des effets synergiques. Les champignons médicinaux commercialisés fournissent la plus haute efficacité pour atteindre des doses thérapeutiques.
Le processus d’extraction botanique se fait généralement avec de l’eau chaude ou de l’alcool afin d’isoler les composants. Les champignons contiennent à la fois des composants solubles à l’eau et à l’alcool. Les PSI sont très solubles dans l’eau. D’un autre côté, l’extraction des composés phénoliques et des terpénoïdes est plus efficace dans de l’alcool. Étant donné que les PSI sont fortement liés aux parois des cellules fongiques, l’eau chaude dissout les fibres indigestes (comme la chitine) qui maintiennent la liaison des polysaccarides [11]. L’extrait liquide est ensuite séché, afin d’obtenir des PSI sous la forme d’une poudre puissante.
Il existe deux approches pour utiliser les matières brutes restantes : elles peuvent être déshydratées et combinées avec les PSI concentrés, ou alors, un extrait d’alcool des matières brutes va produire des composés phénoliques et terpénoïdes concentrés qui peuvent être combinés avec les PSI. Cette dernière méthode porte le nom de double extraction. La première méthode permet d’obtenir un produit fini qui contient toujours les matières brutes avec des composés phénoliques, des terpénoïdes, des vitamines, et des minéraux.
Quelle méthode est supérieure : l’extraction à l’eau chaude, à l’alcool, ou la double extraction ?
Il est intéressant de noter que les études utilisant des composés extraits à l’eau chaude ont démontré une régulation positive du système immunitaire. À l’opposé, les études ayant utilisé des composés extraits à l’alcool ont démontré une régulation négative de l’activité des cellules immunitaires. Cela est certainement dû à une efficacité réduite des PSI extraits à l’alcool [12]. Dans le cas des champignons médicinaux, les PSI sont le principal agent actif pour renforcer le système immunitaire. L’extraction à l’eau chaude est celle qui permet d’obtenir les plus fortes concentrations possibles de ces composés essentiels.
Top 5 des champignons médicinaux

Le reishi (Ganoderma lucidum)
Avec plus de 400 composés actifs, le reishi présente un potentiel impressionnant en tant que stimulant immunitaire [13]. Utilisé depuis des siècles en médecine chinoise et réservé aux empereurs comme une denrée rare, le reishi a été étudié pour ses effets sur l’anxiété, la fatigue, et, surtout, sur le cancer [14]. Les PSI mobilisent une armée de cellules NK, tandis que les triterpènes — une sous-classe de terpénoïdes — réduisent l’inflammation. Le reishi contient également du germanium, un élément qui a été démontré pouvoir oxygéner les cellules et atténuer la douleur en phase terminale du cancer [15]. Dans un essai clinique, six mois de reishi ont augmenté la teneur antioxydante du corps et ont induit une réduction des stéatoses hépatiques [16]. Dans un essai randomisé, en double aveugle, contrôlé par placébo, les marqueurs sériques des enzymes antioxydantes — en particulier la superoxyde dismutase (SOD), la glutathion peroxydase (GPx), la glutathion réductase (GR), et la catalase (CAT) — étaient tous plus élevés après six mois de supplémentation. À l’opposé, les ASAT et ALAT hépatiques avaient baissé [17].
En médecine moderne, G. lucidum est actuellement étudié pour sa capacité à lutter contre les effets secondaires de la chimiothérapie et de la radiothérapie. Les effets toxiques des traitements intensifs contre le cancer exposent le corps à une plus grande fragilité, car ces agents ne distinguent pas les cellules ordinaires des cellules cancéreuses. Dans une analyse sur ce sujet, il a été constaté au cours d’un essai in vivo qu’une supplémentation à base de G. lucidum avant un traitement à la doxorubicine (DOX) a atténué la cardiotoxicité induite par la DOX. Il a également été constaté que le stress oxydatif et les cytokines pro-inflammatoires induits par la DOX ont diminué en cas de prétraitement avec des PSI de G. lucidum [18].
Le cordyceps (Cordyceps militaris et Paecilomyces hepiali)

Dans la nature, Cordyceps sinensis, également connu sous le nom de champignon chenille, vit comme un parasite sur les insectes, puis se développe une fois que l’insecte est mort. Dans les cultures commerciales, Cordyceps militaris et Paecilomyces hepiali sont cultivés de façon à produire des effets thérapeutiques similaires. Ces espèces permettent de cultiver des cordyceps en grandes quantités, mais on les fait pousser sur une mixture de riz et de soja.
Traditionnellement utilisé pour réduire la fatigue et améliorer la fonction pulmonaire, le cordyceps est très riche en PSI. Des recherches récentes ont montré que certains glucanes extraits de Cordyceps militaris peuvent inhiber la prolifération des cellules tumorales et moduler les macrophages associés aux tumeurs, en les faisant passer d’un état favorisant la tumeur à un état combattant la tumeur. Cela contribue à rétablir l’activité des lymphocytes T en contrant l’immunosuppression présente dans le microenvironnement tumoral [19]. En quatre semaines, le cordyceps a renforcé l’activité des cellules NK et stimulé la prolifération lymphocytaire, selon un essai randomisé, en double aveugle, contrôlé par placébo mené auprès d’adultes en bonne santé [20]. Les lymphocytes T font partie du système immunitaire adaptatif recherchant des pathogènes spécifiques qu’ils attaquent en cas de contact.
En trois semaines, un mélange de champignons contenant du Cordyceps militaris a amélioré le VO₂max, le seuil ventilatoire, et l’endurance, selon un essai clinique contrôlé — signe d’une meilleure tolérance à l’effort intense [21].
La crinière de lion ou hydne hérisson (Hericium erinaceus)

Alors qu’ils gagnent à nouveau de la popularité en tant que nootropiques, les composés diterpénoïdes que l’on trouve dans H. erinaceus ont une capacité démontrée à favoriser le facteur de croissance nerveuse (FCN) [22]. Les diterpénoïdes sont des composés qui ont été étudiés pour leur capacité à stimuler la croissance des neurones et à protéger les cellules cérébrales des dommages oxydatifs [23].
Dans un essai clinique, 31 participants de plus de 50 ans ont été évalués à l’aide du mini-examen de l’état mental (MEEM) avant et après une supplémentation en H. erinaceus ou la prise d’un placébo pendant douze semaines. Les résultats étaient significativement plus élevés chez les personnes ayant reçu une supplémentation en H. erinaceus comparativement au placébo. Une amélioration marquée a également été observée dans l’évaluation « d’orientation temporelle » du test MEEM [24].
H. erinaceus est actuellement étudié pour sa capacité à améliorer la neuroplasticité et à réduire les dommages oxydatifs dus aux effets toxiques de certains médicaments dans les cellules saines, dans un modèle animal précisant quels marqueurs des cellules se sont améliorés [25].

Le chaga (Inonotus obliquus)
En tant qu’immunomodulateur, le chaga une capacité démontrée à inhiber l’inflammation induite par l’histamine [26], [27]. Des extractions à l’alcool, à forte teneur en composés phénoliques, ont montré une activité antioxydante et des effets sur le récepteur gamma activé par les proliférateurs des péroxysomes (PPARγ) [28]. L’inotodiol, un triterpénoïde et un acide traméténolique, a également une activité antiproliférative démontrée sur les cellules cancéreuses [29].
Le polypore versicolore ou queue de dinde (Trametes versicolor)
Trametes versicolor contient des polysaccarides K (PSK, krestine). Il a été démontré que le PSK peut inhiber la croissance de cellules cancéreuses et favoriser l’activité des cellules NK sur certaines lignées cellulaires [30]. Le PSK a également des propriétés anti‑VIH [31].

À fortes doses, il a été démontré qu’il peut augmenter favorablement la quantité des lymphocytes T CD8+ et des lymphocytes B CD19+ [32]. Le polypore versicolore pourrait également pouvoir apporter du soutien au corps pendant une chimiothérapie [33]. Chez des femmes de 21 à 75 ans avec un diagnostic de cancer du sein, des doses croissantes ont été administrées sur une durée de neuf semaines après une radiothérapie. Le protocole d’accroissement des doses avait pour but de déterminer la dose maximale tolérée. Les doses les plus élevées de T. versicolor ont été associées à un regain plus rapide et à une activité accrue des cellules NK, des lymphocytes T CD8+, et des lymphocytes B CD19+ [34].
Conclusion
Sur le plan nutritionnel, les champignons contiennent peu de sucres et de graisses, mais de grandes quantités de protéines, de fibres alimentaires, de vitamines, et de minéraux, dont on peut bénéficier en les consommant entiers ou sous la forme de poudres. Les champignons médicinaux, sous toutes leurs formes, peuvent être bénéfiques pour la santé à long terme.
Alors qu’ils sont connus de longue date pour leurs propriétés immunomodulatrices, les champignons médicinaux se diversifient, et leur supplémentation est aujourd’hui associée à de nouveaux usages. Pour la santé immunitaire générale, les champignons médicinaux sont considérés comme une solution sans danger et bénéfique pour la santé humaine.
Références
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[3] Wang et autres, op. cit.
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[12] Martel et autres, op. cit.
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[14] Ibid.
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[17] Ibid.
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[19] He, B.‑L., et autres. « Structural characterization and immune-enhancing activity of a novel high-molecular-weight polysaccaride from Cordyceps militaris. » International Journal of Biological Macromolecules, Vol. 145 (2020): 11–20.
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[32] Ibid.
[33] Wenner, C.A., et autres. « Polysaccaride‑K augments docetaxel-induced tumor suppression and antitumor immune response in an immunocompetent murine model of human prostate cancer. » International Journal of Oncology, Vol. 40, Nº 4 (2011): 905–913.
[34] Benson et autres, op. cit.