Les fibromes utérins, aussi appelés léiomyomes utérins, sont des tumeurs bénignes du tissu utérin qui affectent possiblement un tiers des femmes. La croissance des fibromes utérins se développe suite à une stimulation d’estrogène. Pour cette raison, ils affectent typiquement les femmes d’âge reproductif et leur taille diminue après la ménopause. Des petits fibromes utérins ne posent généralement pas de problèmes et n’affichent pas de symptômes sérieux, cependant, les fibromes de grande taille peuvent résulter en hypofertilité, en des saignements abondants, à l’anémie causée par un manque de fer et peuvent demander un traitement chirurgical.
La vitamine D est reconnue pour son rôle dans plusieurs conditions incluant la santé immunitaire, le cancer, les maladies respiratoires tels l’asthme et la santé osseuse pour n’en nommer que quelques-uns. Son rôle potentiel dans la santé reproductive féminine n’est pas très bien connu. Des études menées en laboratoire ont démontré que le métabolite actif de la vitamine D peut inhiber la prolifération des cellules et la production de la matrice extracellulaire dans les cultures de tissu fibromateux et peut réduire le volume des fibromes chez les animaux (2). Cette étude cas-témoin compare la vitamine D chez les femmes avec et sans fibromes utérins afin d’identifier le rôle potentiel de la vitamine D dans cette condition chez les humains (1).
Les sujets de l’étude sont des femmes référées à deux cliniques de fertilité en Italie. Le groupe des « cas » est composé de 128 femmes qui doivent avoir au minimum un fibrome d’au moins un cm de diamètre. Les « témoins » sont des femmes (2,5,6) du même âge, sans fibromes tels que vérifiés par ultrasons.
Les taux de vitamine D sont considérablement plus bas chez les femmes avec les fibromes comparativement aux femmes en santé. Un total de 15% des femmes dans le groupe avec fibromes ont une déficience de vitamine D, comparativement à seulement 7% dans le groupe témoin, indiquant que les femmes avec des fibromes ont 2,4 fois plus de chance d’avoir une carence de vitamine D (1). Ces résultats confirment les études précédentes qui démontrent que les femmes avec des taux de vitamine D suffisants ont 32% moins de chance d’avoir des fibromes, comparativement aux femmes qui ont une carence de vitamine D (2).
La vitamine D est un tout nouveau régulateur du développement des léiomyomes utérins. Des essais aléatoires contrôlés sont nécessaires afin de déterminer les bienfaits thérapeutiques de la supplémentation en vitamine D pour les fibromes utérins. Les femmes avec des fibromes sont encouragées à vérifier leurs taux de vitamine D et à prendre des suppléments afin d’atteindre un niveau sanguin suffisant.
References
1. Paffoni A, Somigliana E, Vigano’ P, Benaglia L, Cardellicchio L, Pagliardini L, et al. Vitamin D status in women with uterine leiomyomas. J Clin Endocrinol Metab. 2013;98(8):E1374-8.2. Baird DD, Hill MC, Schectman JM, Hollis BW. Vitamin d and the risk of uterine fibroids. Epidemiology. 2013;24(3):447-53.