11 minutes

La rosacée est une dermatose faciale inflammatoire chronique fréquente, caractérisée par des bouffées vasomotrices persistantes, un érythème, des papules, des pustules, et des télangiectasies. Il s’agit souvent d’une affection récurrente-rémittente, dont la prévalence mondiale est estimée à un peu moins de 5,5 %[1]. Un aspect essentiel du traitement de la rosacée est l’intégration d’une routine de soins quotidienne efficace. Celle‑ci permet de maintenir l’hydratation cutanée et l’intégrité de la barrière cutanée, limitant ainsi potentiellement la gravité des symptômes[2]. Le choix des produits nettoyants et hydratants est essentiel à cet égard et constituera le thème central de cette première partie de l’article. La deuxième partie examinera l’émergence des principes actifs cosméceutiques destinés à la gestion de la rosacée, qui sont devenus un domaine d’étude clinique majeur. Elle soulignera également le rôle crucial de la protection UV, désormais reconnue comme un élément clé du traitement de la rosacée en raison de son lien avec la physiopathologie de la maladie.

Une revue détaillée dépasse le cadre de notre discussion ; cependant, des données diagnostiques plus récentes méritent d’être soulignées. Premièrement, les anciennes classifications des sous-types de rosacée, comme la rosacée érythématotélangiectasique (ETR, sous‑type 1) et la rosacée papulo-pustuleuse (PPR, sous‑type 2), ont été remplacées par des classifications basées sur les principales caractéristiques phénotypiques présentées par le patient, telles que bouffées vasomotrices ou érythème, papules et pustules, télangiectasies, et modifications phymateuses (voir Tableau 1). Cette évolution devrait permettre une gestion plus personnalisée, car, sous l’ancien système, de nombreux patients pouvaient présenter simultanément différents sous-types [3], [4].

Tableau 1 : Diagnostic de la rosacée basé sur le phénotype [5],[6]

Caractéristiques de diagnosticÉrythème persistant sur le centre du visage avec intensification périodique associéephymateuses (p. ex., rhinophyma)
Principales caractéristiquesLa présence de deux ou plusieurs signes est diagnostique : Rougeur de la peauPapules et pustulesTélangiectasieManifestation oculaire (p. ex., inflammation des paupières ou érythème conjonctival ; peut être un symptôme caractéristique ou une forme distincte de la rosacée elle-même)
Caractéristiques secondairesDémangeaisons cutanées, brulures, picotements Œdème Sècheresse cutanée

Revue clinique et physiopathologique de base de la rosacée

Bien que divers mécanismes physiopathologiques aient été associés à la rosacée (Tableau 2), cette discussion se concentrera sur les plus pertinents pour les interventions topiques. Plus précisément, nous examinerons les données probantes soutenant le rôle de l’intégrité de la barrière épidermique, l’atténuation des effets des dérivés réactifs de l’oxygène, ainsi que les facteurs impliqués dans la dysrégulation neurovasculaire et l’immunité innée aberrante, facteurs contribuant à l’inflammation, à l’angiogenèse, et à la vasodilatation.

Tableau 2 : Mécanismes physiopathologiques possibles de la rosacée [7], [8]

MécanismeCommentaire
Prédisposition génétiqueAssociée à une réactivité accrue des médiateurs pro‑inflammatoires régulant l’activité inflammatoire, l’angiogenèse, et la chimiotaxie des leucocytes.
Dysrégulation neurovasculaireActivité élevée du potentiel transitoire du récepteur vanilloïde (TRPV) et neuromédiateurs pro‑inflammatoires. Comprend des réponses anormales à divers déclencheurs, entrainant une augmentation de la densité des vaisseaux sanguins cutanés et du flux sanguin.
Dysfonctionnement de la réponse immunitaire innéeCaractérisé par une régulation positive du peptide antimicrobien LL‑37, conduisant à une activité pro‑inflammatoire et angiogénique.
Rayonnement ultravioletPeut induire l’angiogenèse et endommager la matrice vasculaire et dermique via la génération de dérivés réactifs de l’oxygène.
Exposition microbienneAssociation entre l’infestation cutanée par l’acarien Demodex folliculorum et la rosacée.
Dysfonctionnement de la barrière épidermiqueDes études ont montré que les patients atteints de rosacée présentaient une perte d’eau transépidermique accrue, la rupture de la barrière facilitant l’entrée d’irritants sensoriels. La sècheresse du visage est fréquente dans la rosacée.

Le rôle et les preuves de la rupture de la barrière cutanée dans la rosacée

Le Tableau 3 résume certaines données probantes impliquant un rôle de la perturbation de la barrière cutanée dans la physiopathologie de la rosacée. La pertinence clinique de ce phénomène est telle qu’une barrière altérée favorise la pénétration cutanée d’agents irritants et allergènes. Ceci peut déclencher des manifestations telles que l’hypersensibilité, la vasodilatation, et l’inflammation, observées dans la rosacée[9]. La question de savoir si cette perturbation est elle-même la cause ou le résultat des mécanismes physiopathologiques de la rosacée fait encore débat [10], [11]. Cela souligne toutefois l’importance de maintenir l’intégrité de la barrière cutanée, grâce à une sélection appropriée de nettoyants et d’hydratants cutanés, comme nous l’expliquons ci‑dessous.

Tableau 3 : Preuves de rupture de la barrière cutanée dans la rosacée

Preuve d’une augmentation de la perte d’eau transépidermique et d’une réduction de l’hydratation de la couche cornée [12], [13]
Preuve d’une augmentation du pH de la surface de la peau (qui peut interférer avec le maintien de la barrière cutanée) [14]
Réaction accrue au test de piqure à l’acide lactique [15]
Augmentation de l’incidence des dermatites de contact allergiques et irritantes [16]
Expression réduite des claudines, qui représentent un composant majeur des jonctions serrées de soutien de la barrière [17]
L’expression et le fonctionnement anormaux des canaux ioniques à potentiel récepteur transitoire (p. ex., dans les nerfs sensoriels) peuvent altérer la barrière épidermique par une perturbation des concentrations d’ions calcium intra et extracellulaires [18]
Perturbation de la barrière conduisant à une expression et une sécrétion accrues de peptides antimicrobiens (p. ex., LL‑37) qui peuvent induire une inflammation et une angiogenèse : l’expression accrue du récepteur de type Toll‑2 (TLR‑2) sur les kératinocytes peut conduire à une augmentation de la sérine protéase (p. ex., kallicréine‑5) qui convertit la cathélicidine en LL‑37 [19]

Objectifs généraux d’un programme de soins de la peau

Lors de l’établissement d’un régime de soins de la peau pour les patients atteints de rosacée, il est important d’apprécier les quatre objectifs d’un tel régime.

Tout d’abord, il est important de maintenir l’hydratation de la peau, en mettant l’accent sur le soutien du fonctionnement de la barrière épidermique [20], [21].

Le deuxième objectif est de limiter les agressions, pour ainsi dire : éviter autant que possible les agents susceptibles de déclencher des poussées. Concernant le premier objectif, on peut dire que les produits qui altèrent la barrière cutanée contribuent indirectement à l’irritation en affectant négativement son fonctionnement. Dans ce contexte, un mauvais choix de nettoyant cutané en est un exemple. Cet aspect peut également prendre du temps à être pleinement élucidé chez chaque patient, à mesure qu’il explore progressivement si, et lesquels, des produits topiques ou des ingrédients spécifiques déclenchent une poussée [22], [23]. Le Tableau 4 présente une liste d’ingrédients cosmétiques courants susceptibles d’irriter certaines personnes. Il est toutefois essentiel de garder à l’esprit que la composition des ingrédients dans un produit peut contribuer à atténuer le degré d’irritation qu’ils pourraient autrement engendrer [24].

Le troisième objectif porte sur l’importance de la protection contre les rayons ultraviolets. Cet aspect est particulièrement important compte tenu des effets notables des rayons UV sur la physiopathologie de la rosacée [25]. Ce point sera approfondi dans la deuxième partie de cet article.

Le quatrième objectif consiste à adopter une approche personnalisée en fonction de la situation du patient et implique l’utilisation sélective d’agents cosméceutiques pour aider à gérer certains aspects de la rosacée. Ces agents sont généralement inclus dans des produits topiques tels que les nettoyants, les crèmes hydratantes, et les sérums, et ciblent souvent un ou plusieurs aspects de la physiopathologie de la rosacée, comme un effet antiérythémateux [26], [27]. Une fois encore, une analyse approfondie de quelques actifs cosméceutiques sera effectuée dans la deuxième partie.

Tableau 4 : Ingrédients des soins de la peau en vente libre présentant un potentiel d’irritation cutanée [28], [29], [30]

Acétone Alcool Propylène glycol Carbonate de propylène alpha‑Hydroxyacides, tels que l’acide glycolique et l’acide lactique Laurylsulfate de sodium Chlorure de benzalkonium Formaldéhyde Libérateurs de formaldéhyde, tels que le quaternium‑15, l’imidazolidinylurée, la diazolidinylurée, et la DMDM hydantoïne Menthol Alcool benzylique Benzène Camphre Urée Lanoline Ingrédients du parfum Acide sorbique Acide salicylique Dérivés de la vitamine A, tels que le rétinol et le rétinaldéhyde Acide phosphorique Résorcinol Peroxyde de benzoyle Carbonate de sodium Phosphate trisodique Diacétate de propylène glycol Diméthylacétamide Diméthylformamide Diméthylsulfoxyde Diéthyltoluamine Phtalate de diméthyle 2‑Éthyl‑1,3‑hexanediol

Rôle et considérations concernant les nettoyants et les hydratants pour la peau

Le Tableau 5 présente un aperçu de certaines des formules de nettoyants les plus courantes sur le marché. Pour atteindre nos objectifs de soins cutanés décrits ci‑dessus, la plupart des publications actuelles recommandent aux patients atteints de rosacée d’utiliser des formules de type détergent synthétique (aussi appelé Syndet) ou nettoyant sans lipides [31], [32], [33], [34]. Des conseils et considérations généraux concernant le comportement de nettoyage de la peau sont énumérés dans l’Encadré 1.

Pour gérer la sècheresse et la sensibilité cutanées, fréquentes chez les peaux atteintes de rosacée, l’application d’une crème hydratante après le nettoyage du visage est essentielle. En général, il est recommandé de choisir des crèmes hydratantes contenant des agents émollients et humectants[35]. Les produits contenant des lipides qui renforcent la barrière cutanée, comme les céramides, sont particulièrement recommandés. Étant donné que la barrière épidermique est composée d’acides gras libres, de cholestérol, et de céramides, une quantité croissante de littérature suggère qu’il est particulièrement important de garantir que ces lipides physiologiques soient intégrés dans les hydratants cutanés [36], [37], [38], [39].

Tableau 5 : Types courants de nettoyants pour la peau [40], [41], [42]

Type de nettoyant pour la peauCommentaire
Vrai savonTrès efficace pour éliminer les débris riches en huile de la peau, mais cela peut également perturber les lipides de la barrière cutanéeMoins doux pour la peau et pH plus alcalinPeut aggraver la sensibilité et l’irritation cutanées chez les patients atteints de rosacée
CombarPains de savon antibactériens qui combinent un agent antibactérien avec du vrai savon et des tensioactifs syndetBien qu’ils soient bénéfiques pour réduire les bactéries nocives, ils peuvent aggraver la rosacée en éradiquant également la flore bactérienne saine résidant sur la peau.Peut aggraver la sècheresse ou l’irritation de la peau
Détergent synthétique (syndet)Combine généralement des nettoyants tensioactifs doux avec des ingrédients hydratantsContient moins de 10 % de savonMaintient un pH plus neutre/acide (5,5–7,0), comme celui d’une peau normaleSoutient l’intégrité de la barrière cutanée
Sans huile ni lipidesParmi les nettoyants les plus douxComme les syndets, ils laissent une fine couche d’hydratationSouvent formulés avec peu ou pas de parfums, de colorants, ou d’agents de conservation irritants

Encadré 1 : Considérations générales sur le nettoyage de la peau en cas de rosacée [43], [44]

Laver le visage à l’aide d’un détergent synthétique doux, non irritant, et non comédogène (syndet) ou d’un nettoyant sans lipidesÉviter d’utiliser tout type d’accessoires de lavage abrasifs (p. ex., luffa ou débarbouillette)Laver le visage en effectuant des mouvements doux avec le bout des doigtsÉviter l’utilisation de toniques à base d’alcool ou d’astringents, car ils peuvent être irritants ; envisager plutôt des topiques à base d’eau micellaire, car ils peuvent être mieux tolérés pour un nettoyage secondaire ou un démaquillageToujours utiliser de l’eau tiède lors du nettoyage — éviter d’utiliser de l’eau chaudeÉviter l’utilisation de nettoyants contenant des ingrédients exfoliants puissants (p. ex., gommages), tels que :Mécanique : p. ex., particules d’oxyde d’aluminium, sel, sucre, billes de polyéthylène, noyaux de fruits moulusChimique : p. ex., acide salicylique, acides alpha‑hydroxy comme l’acide glycoliqueSi une exfoliation est souhaitée, des nettoyants contenant des acides polyhydroxylés (p. ex. , gluconolactone) peuvent être envisagés, car ils sont moins irritants et offrent un effet hydratant. Commencer par une ou deux utilisations par semaine, puis ajuster la fréquence en fonction de la tolérance. Il est recommandé d’effectuer un test cutané à domicile avant l’application complète lors de la première utilisation d’un nouveau produit.

Une étude montrant la vitesse à laquelle le traitement peut prendre effet

Nous conclurons avec les résultats notables d’une étude clinique examinant l’utilisation d’un nettoyant et d’un hydratant pour la peau dans la gestion des symptômes de la rosacée.

L’essai a exploré les effets de l’ajout d’une hydratation cutanée au traitement topique standard dans la gestion de la rosacée[45]. Il s’agissait d’une étude multicentrique ouverte, intra-individuelle, d’une durée de sept jours, menée auprès de personnes atteintes de rosacée papulo-pustuleuse légère à modérée et traitées par un gel d’acide azélaïque à 15 %. Au total, 102 sujets ont participé à l’étude (85 femmes et 17 hommes), la majorité étant âgée de 59 ans ou moins et présentant 20 lésions inflammatoires ou moins. Il est intéressant de noter que l’auteur a indiqué que le groupe de sujets présentait une représentation à peu près égale de peaux déclarées sèches, grasses, normales, ou une combinaison de deux types de peau.

Étant donné le protocole d’étude à visage divisé, les sujets ont été invités à suivre un protocole fixe deux fois par jour, matin et soir, pendant sept jours. Ils se sont d’abord lavé le visage avec un nettoyant doux sans savon fourni, puis ont appliqué un gel à 15 % d’acide azélaïque sur l’ensemble du visage. Une crème hydratante a ensuite été appliquée uniquement sur le côté droit. Chaque sujet a reçu l’un des deux hydratants multiingrédients, dont certains contenaient des céramides, mais les détails de leur répartition n’ont pas été communiqués. Enfin, les sensations de picotements, de brulures, de fourmillements, et de démangeaisons sur les côtés gauche et droit du visage ont été évaluées en termes d’intensité sur une échelle de quatre points, ainsi que de durée en minutes, à l’aide d’un journal matinal et vespéral. À partir de la moyenne des scores individuels des symptômes, un score cumulatif des symptômes (SCS) a été établi, puis utilisé pour mesurer l’inconfort facial global.

Les résultats notables incluent [46] :

  • SCS réduit par rapport à la valeur initiale pour le régime avec crème hydratante (p = 0,008)
  • Le SCS par rapport à la ligne de base pour le régime sans crème hydratante n’a pas atteint la signification (valeur p non indiquée)
  • Les scores SCS de fin d’étude étaient plus faibles pour le régime avec crème hydratante que pour le régime sans crème hydratante (p = 0,015)

Bien que cet essai ait été court, il a également démontré la rapidité d’obtention des effets. Il est important de noter que l’utilisation d’un nettoyant doux et d’une crème hydratante, associée à un traitement à l’acide azélaïque pour la rosacée papulo-pustuleuse, peut réduire davantage l’inconfort facial ressenti (picotements, démangeaisons, brulures, et picotements).

Avis de non-responsabilité : Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre indicatif uniquement et ne constituent pas un avis médical. Veuillez d’abord consulter votre praticien de soins de santé pour déterminer les approches thérapeutiques et les produits les mieux adaptés à votre cas.

Références

[1]     Baldwin, H.E., et autres. « Rosacea. » DynaMed®. https://www.dynamed.com/condition/rosacea. Mis à jour le 2025‑01‑24. Consulté le 2025‑04‑02.

[2]     Baldwin, H., et autres. « Skin barrier deficiency in rosacea: An algorithm integrating OTC skincare products into treatment regimens. » Journal of Drugs in Dermatology, Vol. 21, Nº 9 (2022): SF3595563–SF35955610.

[3]     Baldwin et autres 2025, loc. cit.

[4]     Baldwin et autres 2022, loc. cit.

[5]     Baldwin et autres 2022, loc. cit.

[6]     Semenescu, I., et autres. « Recent advances in the management of rosacea through natural compounds. » Pharmaceuticals, Vol. 17, Nº 2 (2024): 212.

[7]     Baldwin et autres 2025, loc. cit.

[8]     Powell, F., et S. Raghallaigh. « Rosacea and related disorders. » Chapitre 37 (p. 604–614) dans : Bolognia, J.L., J.V. Schaffer, et L. Cerroni, éds. Dermatology, 4th Edition, Elsevier, 2017, 2880 p., ISBN 978‑0‑7020‑6275‑9.

[9]     Baldwin, H., et autres. « Evidence of barrier deficiency in rosacea and the importance of integrating OTC skincare products into treatment regimens. » Journal of Drugs in Dermatology, Vol. 20, Nº 4 (2021): 384–392.

[10]    Baldwin et autres 2022, loc. cit.

[11]    Baldwin et autres 2021, loc. cit.

[12]    Baldwin et autres 2021, loc. cit.

[13]    Chen, C., et autres. « Exploring the pathogenesis and mechanism-targeted treatments of rosacea: previous understanding and updates. » Biomedicines, Vol. 11, Nº 8 (2023): 2153.

[14]    Baldwin et autres 2021, loc. cit.

[15]    Baldwin et autres 2021, loc. cit.

[16]    Baldwin et autres 2021, loc. cit.

[17]    Chen et autres, loc. cit.

[18]    Chen et autres, loc. cit.

[19]    Del Rosso, J.Q. « Advances in understanding and managing rosacea: Part 1: Connecting the dots between pathophysiological mechanisms and common clinical features of rosacea with emphasis on vascular changes and facial erythema. » Journal of Clinical and Aesthetic Dermatology, Vol. 5, Nº 3 (2012): 16–25.

[20]    Baldwin et autres 2021, loc. cit.

[21]    Levin, J., et R. Miller. « A guide to the ingredients and potential benefits of over-the-counter cleansers and moisturizers for rosacea patients. » Journal of Clinical and Aesthetic Dermatology, Vol. 4, Nº 8 (2011): 31–49.

[22]    Baldwin et autres 2021, loc. cit.

[23]    Levin et Miller, loc. cit.

[24]    Levin et Miller, loc. cit.

[25]    Morgado‑Carrasco, D., et autres. « Impact of ultraviolet radiation and exposome on rosacea: Key role of photoprotection in optimizing treatment. » Journal of Cosmetic Dermatology, Vol. 20, Nº 11 (2021): 3415–3421.

[26]    Semenescu et autres, loc. cit.

[27]    Sobkowska D. et autres. « The role of cosmetology in an effective treatment of rosacea: A narrative review. » Clinical, Cosmetic and Investigational Dermatology, Vol. 16 (2023): 1419–1430.

[28]    Levin et Miller, loc. cit.

[29]    de Melo Magalhães Gonçalves, M.M.B., et M.E. Soares Rodrigues Tavares de Pina. « Dermocosmetic care for rosacea. » Brazilian Journal of Pharmaceutical Sciences, Vol. 53, Nº 4 (2017): e00182.

[30]    Del Rosso, J.Q. « The role of skin care and maintaining proper barrier function in the management of rosacea. » Cosmetic Dermatology, Vol. 20, Nº 8 (2007): 485–490.

[31]    Baldwin et autres 2022, loc. cit.

[32]    Baldwin et autres 2021, loc. cit.

[33]    Levin et Miller, loc. cit.

[34]    Schachner, L., et autres. « The importance of a healthy skin barrier from the cradle to the grave using ceramide-containing cleansers and moisturizers: A review and consensus. » Journal of Drugs in Dermatology, Vol. 22, Nº 2 (2023): SF344607s3–SF344607s14.

[35]    Bikowski, J. « Rosacea regimens. » Chapitre 58 (p. 509–516) dans : Draelos, Z.D.D. Cosmetic Dermatology: Products and Procedures, 2nd Edition. West Sussex, Wiley Blackwell, 2016, 546 p. + xiv, ISBN 978‑1‑118‑65558‑0.

[36]    Baldwin et autres 2022, loc. cit.

[37]    Baldwin et autres 2021, loc. cit.

[38]    Levin et Miller, loc. cit.

[39]    Schachner et autres, loc. cit.

[40]    Levin et Miller, loc. cit.

[41]    Levin, J. « The relationship of proper skin cleansing to pathophysiology, clinical benefits, and the concomitant use of prescription topical therapies in patients with acne vulgaris. » Dermatologic Clinics, Vol. 34, Nº 2 (2016): 133–145.

[42]    Talakoub, L., I.M. Neuhans, et S.S. Yu. « Cosmeceuticals. » Chapter 2 (p. 7–34) in: Murad, A., H.B. Gladstone, and R.C. Tung, eds. Cosmetic Dermatology. Edimbourg, Londres, New York, Oxford, Philadelphie, St. Louis, Sydney, et Toronto, Elsevier Saunders, 2009, 276 p. +xiii, ISBN 978‑0‑7020‑3143‑4.

[43]    Bikowski, loc. cit.

[44]    Draelos, Z.D.D., B.A. Green, et B.L. Edison. « An evaluation of a polyhydroxy acid skin care regimen in combination with azelaic acid 15% gel in rosacea patients. » Journal of Cosmetic Dermatology, Vol. 5, Nº 1 (2006): 23–29.

[45]    Del Rosso, J.Q. « The use of moisturizers as an integral component of topical therapy for rosacea: Clinical results based on the Assessment of Skin Characteristics Study. » Cutis, Vol. 84, Nº 2 (2009): 72–76.

[46]    Del Rosso, loc. cit.