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Poursuivant là où nous nous étions arrêtés dans la première partie de cet article, nous explorerons l’importance des bonnes pratiques de protection solaire dans la gestion de la rosacée, en mettant l’accent sur le choix et l’application des crèmes solaires. Enfin, nous examinerons une sélection d’actifs cosméceutiques émergents, souvent inclus dans des produits topiques d’appoint conçus pour traiter un ou plusieurs aspects de la symptomatologie de la rosacée. Ces produits se présentent souvent sous la forme de soins « antirougeurs » visant à atténuer l’apparence de l’érythème.

Le rôle et l’importance de la protection solaire

Bien que la protection solaire soit essentielle pour prévenir le développement de certains cancers de la peau et ralentir leur vieillissement[1], la protection contre les ultraviolets (UV) revêt une importance particulière pour les patients atteints de rosacée. Voici les principaux liens cliniques et physiopathologiques entre l’exposition aux UV et la rosacée[2] :

  • Les rayons UV représentent un déclencheur fréquent des symptômes de la rosacée
  • L’exposition aux rayons UV tout au long de la vie est considérée comme le facteur environnemental le plus important lié à la rosacée
  • L’exposition aux UV peut induire des effets proangiogéniques et pro‑inflammatoires via l’expression accrue du facteur de croissance endothélial vasculaire (VEGF) et de la cathélicidine LL‑37
  • L’exposition chronique aux UV‑A peut induire une dégénérescence du collagène dermique via la surexpression de la métalloprotéinase matricielle‑1 (MMP‑1)
  • L’exposition aux UV‑B peut déclencher des lésions des kératinocytes conduisant à la libération de cathélicidine LL‑37 et d’ARNdb, qui favorisent un afflux de monocytes et de neutrophiles dans le derme
  • Les rayons UV déclenchent la génération de dérivés réactifs de l’oxygène (DRO) cutanés, qui peuvent eux-mêmes induire la libération de cytokines pro‑inflammatoires ; les DRO sont non seulement plus élevées dans la peau affectée par la rosacée, mais peuvent également améliorer la réponse inflammatoire chez les patients atteints de rosacée

Que rechercher dans les crèmes solaires dans le contexte de la rosacée

Les crèmes solaires constituent le moyen le plus courant, et probablement le plus pratique, de protéger la peau du visage des rayons UV. La littérature médicale propose aux cliniciens plusieurs recommandations à transmettre à leurs patients atteints de rosacée :

  • Utiliser un écran solaire à large spectre, car il offre une protection contre les rayons UV‑A et UV‑B[3]
  • S’assurer d’utiliser un facteur de protection solaire (FPS) d’au moins 30 [4]
  • Rechercher des écrans solaires formulés pour être moins irritants et conçus pour les peaux sensibles[5]
  • Les écrans solaires formulés avec des ingrédients hydratants de diméthicone ou de cyclométhicone peuvent être mieux tolérés et moins irritants [6], [7]

Comme évoqué dans la première partie de cet article, les lipides protecteurs de la barrière cutanée, comme les céramides, s’imposent comme des éléments clés des soins de la peau pour la gestion de la rosacée. De nombreux écrans solaires sont désormais disponibles sur le marché et intègrent des lipides physiologiques protecteurs de la barrière cutanée, comme les céramides, aux côtés d’autres agents hydratants courants.

Les formules à base d’eau (p. ex., les formules de type « huile dans l’eau » comme les lotions, les « gels crèmes », etc.) peuvent être mieux tolérées que les formules à base d’huile plus lourdes qui peuvent entrainer une accumulation de chaleur localisée et le déclenchement de symptômes[8], [9].

Bien que les écrans solaires minéraux comme le dioxyde de titane et l’oxyde de zinc soient souvent recommandés en raison de leur sécurité et de leur tolérance [10], [11], leur utilisation exclusive chez cette population fait débat [12]. Le voile blanchâtre que les écrans minéraux laissent sur la peau peut être inesthétique pour certains patients [13]. De nombreux écrans solaires sur le marché, formulés pour les peaux sensibles, peuvent contenir des filtres minéraux, des filtres non minéraux (synthétiques), ou des mélanges de ces deux catégories de filtres.

Les écrans solaires teintés sont conçus pour camoufler l’érythème facial tout en offrant une protection UV ; les teintes sont désormais conçues pour différents tons de peau [14], [15]. De tels produits peuvent affecter positivement et immédiatement l’apparence et la confiance des patients, tout en aidant à surmonter les obstacles à l’utilisation d’écrans solaires sur la peau des patients PANDC (personnes autochtones, noires et de couleur)[16].

Certains écrans solaires contiennent une sélection d’ingrédients actifs cosméceutiques qui, comme indiqué ci-dessous, peuvent apporter des bienfaits apaisants pour la peau, antiinflammatoires, réparateurs de la barrière cutanée, ou vasorégulateurs.

Cosméceutiques pour la rosacée

Dans leur forme la plus simple, les cosméceutiques peuvent être considérés comme des cosmétiques fonctionnels : des produits topiques formulés avec des ingrédients biologiquement actifs destinés à améliorer la santé et l’apparence de la peau [17]. Ces ingrédients actifs sont souvent dérivés de nutriments, de composés phytochimiques, ou d’extraits de plantes[18], et ils peuvent être incorporés dans divers produits topiques en vente libre, notamment des crèmes hydratantes, des sérums, des nettoyants, des crèmes solaires, des masques, des sprays pour le visage, et même des produits de maquillage. Dans le cadre de la gestion de la rosacée, les cosméceutiques sont le plus souvent utilisés pour soulager les rougeurs et les érythèmes du visage, car de nombreuses formules visent à réduire l’inflammation cutanée sous-jacente à l’origine des rougeurs chroniques et légères [19]. Ces produits peuvent être commercialisés comme des soins « antirougeurs » ou « réducteurs de rougeurs ». Des propriétés antioxydantes et de soutien de la barrière cutanée ont également été établies pour certains cosméceutiques [20]. Bien que les ingrédients actifs cosméceutiques puissent être utilisés seuls, nombre d’entre eux sont combinés dans une formule afin d’optimiser leur efficacité grâce à leurs apports individuels. Collaborer avec le dermatologue de vos patients peut vous aider à déterminer le rôle que les produits cosméceutiques peuvent jouer en complément des traitements conventionnels pour atténuer les symptômes de la rosacée.

Cosméceutiques populaires et émergents pour la rosacée

1. Niacinamide

Comment cela peut bénéficier à la rosacée

La niacinamide topique a démontré son efficacité à la fois pour améliorer l’intégrité de la barrière épidermique et pour exercer une activité antiinflammatoire [21]. Plus précisément, elle soutient la barrière grâce à une synthèse accrue de céramides, ce qui a été démontré tant en culture cellulaire qu’en essais cliniques[22], ainsi qu’en stimulant la différenciation des kératinocytes [23]. En exerçant son effet antiinflammatoire, la niacinamide inhibe la chimiotaxie des leucocytes, supprime la libération d’enzymes lysosomales, et réduit la dégranulation des mastocytes [24].

Concentrations typiques utilisées

La plupart des essais cliniques explorant la niacinamide topique ont utilisé une concentration de 2 à 5 %.

Essai clinique

Une étude a exploré les effets d’une crème hydratante contenant 2 % de niacinamide sur la rosacée[25]. Cet essai observationnel contrôlé, randomisé et à l’insu des investigateurs, financé par le fabricant, a inclus 50 femmes atteintes de rosacée avancée de sous-type I ou II (érythème persistant, lésions inflammatoires, télangiectasies). L’étude s’est déroulée sur quatre semaines. Les participantes avaient un âge médian de 45 ans et présentaient des phototypes Fitzpatrick I à III. Au total, 46 sujets ont terminé l’étude. Avant la phase d’intervention, les sujets ont suivi une période de sevrage de deux semaines au cours de laquelle ils ont appliqué une crème hydratante pour peaux sensibles deux fois par jour. Au début de la phase de traitement de quatre semaines, les participantes ont commencé à utiliser une crème hydratante contenant 2 % de niacinamide, appliquée matin et soir sur l’ensemble du visage et un avant-bras, l’autre avant-bras servant de témoin.

Des nettoyants visage et corps pour peaux sensibles ont été fournis et utilisés systématiquement tout au long de l’étude. L’utilisation d’une crème solaire était recommandée, mais non fournie.

Les résultats notables à la fin de l’essai (4 semaines par rapport à la valeur initiale) comprenaient (les valeurs p sont fournies lorsqu’elles ont été rapportées par les auteurs) [26] :

  • Évaluations de la fonction barrière de la couche cornée
    • Réduction significative des mesures de perte d’eau transépidermique sur la peau de l’avant-bras traitée par rapport à la peau non traitée (p < 0,01)
    • Réduction de la perte d’eau transépithéliale également constatée sur les mesures faciales
    • Mesures instrumentales de l’hydratation cutanée significativement accrues de l’hydratation cutanée sur l’avant-bras (p < 0,01) ainsi que sur la peau du visage
    • Résultats de la sonde chimique/provocation au diméthylsulfoxyde : la réponse moyenne des papules et des érythèmes sur les avant-bras utilisant le produit testé a été significativement réduite par rapport aux avant-bras non traités
  • Évaluation clinique de la rosacée par un investigateur
    • Des réductions notables ont été observées pour la gravité de l’érythème facial, de la sècheresse cutanée, de la desquamation, et des lésions inflammatoires (nombre de papules/pustules), avec 79 % des sujets montrant une amélioration à la semaine 2 et 95 % des sujets à la semaine 4
    • Aucun effet notable sur les télangiectasies
  • Évaluation subjective de l’état de la peau du visage
    • Amélioration significative constatée sur divers paramètres évalués, notamment l’apparence générale de la peau, les rougeurs, ou les taches, ainsi que la sècheresse et la desquamation (p < 0,01)
  • Le traitement hydratant a été bien toléré par tous les sujets ayant terminé l’essai

 

2. Constituants de la racine de réglisse

Comment cela peut bénéficier à la rosacée

Divers agents ont été isolés et dérivés de membres de la famille de la réglisse (dont Glycyrrhiza inflata et Glycyrrhiza glabra). Le Tableau 1 présente la liste des principes actifs couramment utilisés dans les formulations topiques. La plupart des effets se concentrent sur l’atténuation de l’état inflammatoire contribuant à l’érythème facial. Il est important de noter que certains fabricants de soins de la peau mentionnent l’extrait de réglisse comme ingrédient. Dans ce contexte, il peut être utile de contacter le fabricant pour vérifier si des composants sont présents dans sa formule, et, le cas échéant, lesquels.

Concentrations typiques utilisées

Cela peut varier et n’est pas toujours rapporté dans les recherches.

Tableau 1. Constituants de la famille de la réglisse utilisés dans les soins de la peau[27]

Licochalcone A
Glycyrrhizine et acide glycyrrhétinique
Glabridine

Essai clinique

Bien qu’une partie des données cliniques sur l’efficacité antiinflammatoire des composants de la réglisse ait été réalisée sur des sujets atteints de dermatite atopique, des recherches supplémentaires ont été menées sur leur utilisation dans le traitement de la rosacée et d’autres causes de rougeurs faciales [28]. Le lecteur est invité à consulter d’autres essais cliniques [29], [30], [31]. Il convient de noter un court essai de 20 jours portant sur 24 sujets atteints de rosacée érythématotélangiectasique ou de rosacée papulo-pustuleuse, bien que la répartition spécifique entre les sous-types n’ait pas été rapportée[32]. Douze (12) sujets ont reçu une crème contenant de l’acide glycyrrhétinique, tandis que 10 autres ont servi de groupe témoin avec une crème similaire sans acide glycyrrhétinique. La crème était appliquée deux fois par jour. Les évaluations ont été réalisées au départ, puis après 10 et 20 jours.

Résultats notables [33]

  • Évaluation cornéométrique (évaluation de l’hydratation de la peau)
    • Augmentation non significative de l’hydratation cutanée aux points de 10 et 20 jours (p > 0,05)
  • Évaluation de l’indice d’érythème (évaluation instrumentale de l’érythème facial)
    • Réduction significative au bout de 10 jours par rapport à la valeur initiale (p < 0,05)
    • Réduction significative au bout de 20 jours par rapport à la valeur initiale (p < 0,05) ainsi qu’au bout de 10 jours (p < 0,05)
  • Évaluation globale du patient
    • Pour le groupe test (v. valeur de référence, valeur p non rapportée)
      • Amélioration globale des lésions inflammatoires et de l’érythème
      • Réduction des sensations de picotements et de brulures
      • Hydratation cutanée accrue
      • Produit évalué comme ayant une acceptabilité cosmétique élevée

3. Glucosides (formes glucosylées de divers constituants végétaux)

Comment cela peut bénéficier à la rosacée

Une nouvelle classe d’actifs cosméceutiques suscite un intérêt croissant sur le marché, notamment dans le contexte de la rosacée. Des composés comme l’acide rosmarinique issu du romarin et le gallate d’épigallocatéchine issu du thé vert sont prometteurs, mais leur stabilité dans les formulations cosmétiques suscite des inquiétudes. L’ajout d’une molécule de glucose à leur structure pourrait améliorer leur solubilité dans l’eau, leur stabilité chimique, et leur biodisponibilité[34]. Il en résulte une série de cosméceutiques, souvent formulés ensemble dans des topiques antirougeurs, appelés glucosides. Parmi les exemples, on peut citer le glucoside d’acide caféique, le glucoside d’acide gallique, le glucoside d’acide rosmarinique, et le glucoside d’épigallocatéchine-gallatyl. Ces composés pourraient exercer divers effets, notamment des activités antiinflammatoires, antihistaminiques, et antiangiogéniques [35].

Concentrations typiques utilisées

Une combinaison brevetée de glucoside d’acide rosmarinique, de glucoside d’acide gallique, et de glucoside d’acide caféique a été utilisée à une concentration de 2 % [36].

Essai clinique

L’équipe a présenté les résultats in vitro et in vivo d’un produit combiné breveté comprenant du glucoside d’acide rosmarinique, du glucoside d’acide gallique, et du glucoside d’acide caféique (ingrédient actif du RGC). Nous nous concentrerons sur leur essai clinique préliminaire portant sur 20 sujets atteints de rosacée érythrotélangiectasique, mené pendant 28 jours selon un protocole d’essai à visage divisé et contrôlé par véhicule : un côté du visage recevait le sérum à 2 % de RGC, tandis que l’autre recevait la même formule de base sans l’ingrédient actif. Les deux applications étaient effectuées deux fois par jour.

Résultats notables au jour 28 (valeurs p non rapportées par les auteurs) [37]

  • Côté véhicule : 50 % des participants ont vu une réduction des symptômes de rosacée du côté traité avec un actif (en particulier l’apparence réduite des télangiectasies)
  • Les 50 % restants : le côté actif n’a montré aucune aggravation de son état par rapport au côté véhicule
  • Les preuves photographiques de l’état de la peau atteinte de rosacée chez 4 sujets ont également démontré une réduction de la gravité au jour 28

La première partie de cet article soulignait l’importance des soins cutanés de base dans la prise en charge de la rosacée, et plus particulièrement du maintien de la barrière cutanée, notre objectif pour cette seconde partie était d’examiner l’importance d’une protection solaire quotidienne et le rôle potentiel des topiques ciblant l’érythème. La niacinamide, les composants de la racine de réglisse, et les nouvelles données probantes sur les cosméceutiques à base de glucosides offrent un aperçu de certains des ingrédients actifs les plus populaires actuellement sur le marché. Bien que des recherches supplémentaires soient nécessaires sur l’utilisation des cosméceutiques dans la rosacée, il est important que le clinicien soit conscient de leur rôle et de leurs effets potentiels, d’autant plus que ces agents sont présents dans des produits de soins de la peau en vente libre destinés à la gestion de la rosacée.

Avis de non-responsabilité : Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre indicatif uniquement et ne constituent pas un avis médical. Veuillez d’abord consulter votre praticien de soins de santé pour déterminer les approches thérapeutiques et les produits les mieux adaptés à votre cas.

Références

[1]     Young, A.R., J. Claveau, et A.B. Rossi. « Ultraviolet radiation and the skin: Photobiology and sunscreen photoprotection. » Journal of the American Academy of Dermatology, Vol. 76, Nº 3, Suppl. 1 (2017): S100–S109.

[2]     Morgado‑Carrasco, D., et autres. « Impact of ultraviolet radiation and exposome on rosacea: Key role of photoprotection in optimizing treatment. » Journal of Cosmetic Dermatology, Vol. 20, Nº 11 (2021): 3415–3421.

[3]     Baldwin, H., et autres. « Rosacea. » DynaMed®. https://www.dynamed.com/condition/rosacea. Mis à jour le 2025‑01‑24. Consulté le 2025‑04‑02.

[4]     Baldwin et autres, loc. cit.

[5]     Bikowski, J. « Rosacea regimens. » Chapitre 58 (p. 509–516) dans : Draelos, Z.D.D. Cosmetic Dermatology: Products and Procedures, 2nd Edition. West Sussex, Wiley Blackwell, 2016, 546 p. + xiv, ISBN 978‑1‑118‑65558‑0.

[6]     Baldwin et autres, loc. cit.

[7]     Bikowski, loc. cit.

[8]     Morgado‑Carrasco et autres, loc. cit.

[9]     Kresken, J., et autres. « Dermocosmetics for use in rosacea: Guideline of the Society for Dermopharmacy. » Skin Pharmacology and Physiology, Vol. 31, Nº 3 (2018): 147–154.

[10]    Baldwin et autres, loc. cit.

[11]    Bikowski, loc. cit.

[12]    Kresken et autres, loc. cit.

[13]    Morgado‑Carrasco et autres, loc. cit.

[14]    Baldwin et autres, loc. cit.

[15]    Bikowski, loc. cit.

[16]    Maliyar, K., et S.J. Abdulla. « Dermatology: How to manage rosacea in skin of colour. » Drugs in Context, Vol. 11 (2022): 2021‑11‑1.

[17]    Draelos, Z.D.D. « Rosacea and skincare. » Zoe Diana Draelos, MD, https://www.zoedraelos.com/articles/rosacea-and-skin-care/. [Aucune date indiquée.] Consulté le 2025‑04‑09.

[18]    Clark, A., et autres. « The use of cosmeceuticals in rosacea. » Chapitre 24 (p. 315–324) dans : Sivamani, R.K., J. Jagdeo, P. Elsner, et H.I. Maibach, éds. Cosmeceuticals and Active Cosmetics, 3rd Edition. Boca Raton, CRC Press, 2016, 458 p. + xiii, ISBN 978‑1‑4822‑1417‑8 (eBook/PDF).

[19]    Bikowski, loc. cit.

[20]    Sobkowska, D., et autres. « The role of cosmetology in an effective treatment of rosacea: A narrative review. » Clinical, Cosmetic and Investigational Dermatology, Vol. 16 (2023): 1419–1430.

[21]    Kallis, P. J., et autres. « A biologically based approach to acne and rosacea. » Journal of Drugs in Dermatology, Vol. 17, Nº 6 (2018): 611–617.

[22]    Matts, P., J.E. Oblong, et D.L. Bissett. « A review of the range of effects of niacinamide in human skin. » International Federation Societies of Cosmetic Chemists Magazine, Vol. 5, Nº 4 (2002): 285–289.

[23]    Matts et autres, loc. cit.

[24]    Clark et autres, loc. cit.

[25]    Draelos, Z.D., K. Ertel, et C. Berge. « Niacinamide-containing facial moisturizer improves skin barrier and benefits subjects with rosacea. » Cutis, Vol. 76, Nº 2 (2005):135–141.

[26]    Draelos, Ertel, et Berge, loc. cit.

[27]    Hoffmann, J., et autres. « New herbal biomedicines for the topical treatment of dermatological disorders. » Biomedicines, Vol. 8, Nº 2 (2020): 27.

[28]    Hoffmann et autres, loc. cit.

[29]    Weber, T.M., et autres. « Skin tolerance, efficacy, and quality of life of patients with red facial skin using a skin care regimen containing licochalcone A. » Journal of Cosmetic Dermatology, Vol. 5, Nº 3 (2006): 227–232.

[30]    Jovanovic, Z., et autres. « Efficacy and tolerability of a cosmetic skin care product with trans‑4‑t‑butylcyclohexanol and licochalcone A in subjects with sensitive skin prone to redness and rosacea. » Journal of Drugs in Dermatology, Vol. 16, Nº 6 (2017): 605–611.

[31]    Dall’Oglio, F., et autres. « Efficacy and tolerability of a cream containing modified glutathione (GSH‑C4), beta‑glycyrrhetic, and azelaic acids in mild-to-moderate rosacea: A pilot, assessor-blinded, VISIA and ANTERA 3‑D analysis, two-center study (The ‘Rosazel’ Trial). » Journal of Cosmetic Dermatology, Vol. 20, Nº 4 (2021): 1197–1203.

[32]    Cameli, N., et autres. « Clinical and noninvasive instrumental evaluation of the efficacy of a nonsteroidal anti-inflammatory 8‑beta glycyrrhetinic acid cream for the treatment of erythema in rosacea. » Dermatologic Therapy, Vol. 33, Nº 6 (2020): e14224.

[33]    Cameli et autres, loc. cit.

[34]    Chajra, H., et autres. « Combination of new multifunctional molecules for erythematotelangiectatic rosacea disorder. » Clinical, Cosmetic and Investigational Dermatology, Vol. 8 (2015): 501–510.

[35]    Chajra et autres, loc. cit.

[36]    Chajra et autres, loc. cit.

[37]    Chajra et autres, loc. cit.